Audience ministérielle
Philippe Lalouette ( co secrétaire général du SNASUB-FSU ) et Christine Bernard ( co- secrétaire du SNASUB-FSU académique) ont abordé les sujets suivants en rapport avec des éléments de contexte marquant les conditions de travail et de vie des personnels que nous représentons, en lien avec les agendas sociaux 2026
- La faiblesse des rémunérations des personnels administratifs et ITRF du ministère,occupant très majoritairement des emplois de catégorie C ou B ; l’ensemble des grilles de carrière et donc des rémunérations (y compris en catégorie A) sont d’ailleurs percutées par les augmentations régulières du SMIC et notamment par celle du 1er janvier dernier. Il y a une urgence à poser le sujet des grilles indiciaires des personnels concerné.es par ce contexte de smicardisation des traitements.
- Sujet qui percute aussi les perspectives de revalorisation indemnitaire des
agent.es de nos filières pour 2026 ; ainsi que les conséquences désastreuses de la réduction de l’indemnité de vie chère en cas de congé maladie pour nos collègues exerçant dans les DROM.
- Les schémas d’emplois ministériels récurrents concernant nos filières ne
prennent pas en compte la sous-administration de notre ministère, objectivée par un rapport sénatorial récent et accentuée par de nouvelles charges liées aux évolutions ou réformes du système éducatif, tant en services, centraux et déconcentrés qu’en établissements scolaires ; quid des 80 emplois recrées dans le périmètre budgétaire du 214, quelle ventilation par académie ?
- La nécessité d’une politique ministérielle qui qualifie tous les emplois de nos filières à la bonne hauteur, à la hauteur des missions confiées quotidiennement aux personnels ; il faut aller au-delà du plan de requalification de la filière administrative 2021-2026 ; il faut ouvrir le sujet pour les personnels ITRF ;
- L’utilisation des produits dits CMR dans les laboratoires de sciences des
établissements scolaires et la non reconnaissance de l'expertise des personnels de laboratoire sur ces sujets , la nécessité de requalifier les postes rapidement et massivement ,de revaloriser l'indemnité de fonction, sujétion et expertise pour obtenir une convergence vers celles des autres filières
Compte rendu de l'audience :
Audience ministérielle du mardi 7 avril : la conseillère sociale du ministre de l’éducation nationale a reçu le SNASUB-FSU
La conseillère sociale du ministre, en charge des ressources humaines - membre donc du cabinet du ministre - fut donc chargée par lui de nous recevoir ; l’entretien a duré près de 1 heure 30 et nous avons pu aborder avec elle plusieurs sujets.
En préambule, la conseillère a souhaité nous dire que le ministre s’exprimerait bientôt sur la demande récurrente des présidents de région ou de départements – relayés récemment par des sénateurs-trices – concernant la décentralisation du statut des secrétaires généraux d’établissements scolaires. Et qu’il souhaitait rassurer les personnels concerné.es.
Il est vrai que notre syndicat l’avait interpelée - entre autres - par un courrier commun signée par la secrétaire générale de la FSU, fin janvier dernier. Preuve que les affaires semblent suivies, même avec retard !
En préambule de l’entretien, nous avons évoqué les très vives inquiétudes des personnels de l’ONISEP, percuté.es par une réorganisation de service brutale et présentée avec de trop nombreuses zones d’ombre. Nous avons donc soutenu leur demande d’audience auprès du ministre dont le principe a été évidemment accepté par la conseillère.
Puis, nous avons voulu, dans la perspective des discussions à l’ordre du jour des agendas sociaux rappeler aux ministres nos revendications principales, revendications toutes destinées à améliorer les conditions de travail et de vie des personnels : il nous faut gagner la reconstruction complète des grilles indiciaires des agent.es de nos filières, largement submergées par les hausses régulières du SMIC ; il faudra intégrer nos indemnités revalorisées dans ces mêmes grilles indiciaires ; il faudra aussi requalifier l’ensemble des emplois occupés aujourd’hui par des collègues à qui les directions confient des missions qui relève du corps supérieur. L’enjeu est majeur sur le sujet puisque le plan de requalification de la filière administrative du MEN est prévu pour s’éteindre en 2026 alors que plusieurs milliers de collègues concerné.es en ont été exclu.es !
Une audience durant laquelle nous n’avons pas renoncé à réclamer des (re)créations d’emplois pour nos filières tant les 100 nouveaux postes prévus pour les services en 2026 sont très largement insuffisants… Et que dire des situations de sous-effectif qui touchent aussi les équipes administratives ou des laboratoires de nos EPLE…
Là-encore, il s’agissait de porter haut et fort les aspirations des personnels que nous représentons. Et face au ministre ou devant sa conseillère, le SNASUB-FSU est organisé pour jouer pleinement son rôle !
On n’est finalement jamais aussi bien défendu que par celles et ceux qui exercent le(s) même(s) métier(s) !
intervention sur l'utilisation des CMR dans nos établissements scolaires :
nous avons alerter sur la mise en œuvre du décret n° 2024-307 (CMR) qui marque un tournant dans la protection contre les agents Cancérogènes, Mutagènes ou toxiques pour la Reproduction (CMR). Ce texte impose à l’employeur :
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Une traçabilité renforcée : L'établissement d'une liste actualisée des travailleurs exposés ou susceptibles de l'avoir été.
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Un suivi médical renforcé .
À ce jour, nous constatons un défaut de communication et d'application de ces directives dans la majorité des établissements. Ce sont pourtant les personnels de laboratoire qui sont en première ligne et qui par leur expertise, s'assurent de la mise en conformité des équipements (Hottes, EPC/EPI), de l’actualisation des fiches de données de sécurité et font respecter l'évolution de la réglementation en gestion des risques .
L’employeur ne peut continuer à déléguer cette responsabilité de fait sans en reconnaître formellement la charge et l’expertise.
Les missions des personnels de laboratoire ne sont pas des fonctions d'exécution, mais des fonctions à haute sécurité, exercées avec une autonomie croissante. Or, le régime indemnitaire (IFSE) actuel est marqué par une rupture d'équité flagrante :
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-30 % en moyenne par rapport à la filière administrative.
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-60 % par rapport aux ITRF de la filière informatique (DSI).
Cette disparité est d'autant plus injustifiable que ces agents portent une responsabilité environnementale et réglementaire lourde, indispensable au fonctionnement des enseignements scientifiques.
Face à la crise d'attractivité du métier (concours infructueux, vacances de postes), notre organisation a demandé :
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L'application immédiate du décret CMR avec un recensement exhaustif des agents exposés et un suivi médical effectif.
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Une revalorisation immédiate et significative de l'IFSE pour l'ensemble des personnels de laboratoire afin de combler le fossé avec les autres filières AENES et ITRF.
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Un plan de requalification massif de la catégorie C vers la catégorie B, et de la B vers la A, pour corréler les statuts à la réalité des missions exercées.
campagne snasub : zéro cmr
